Pierce Brosnan et James Bond, retour sur l'ère de la renaissance de 007
Petit retour sur l'acteur irlandais, mon interprète préféré dans le rôle de James Bond, et donc sur sa participation au sein de l'illustre saga.
Pierce Brosnan devint enfin James Bond en 1994, après le refus inattendu de Timothy Dalton de revenir (pour des raisons que je n'évoque pas ici). S'il est aujourd'hui un peu déconsidéré dans le rôle de James Bond, il faut bien dire que cela est assez injuste. D'une part, il ne faut pas oublier que c'est l'interprétation de Pierce Brosnan qui a relancé et modernisé l'univers 007 après le trop court passage de Timothy Dalton (dans deux excellents films) et surtout après les ennuis judiciaires du studio qui ont été une épreuve dont il n'était pas évident à l'époque que l'espion allait y survivre. C'est grâce au charme et au charisme de Pierce Brosnan que la franchise a pu véritablement s'adapter au nouveau monde d'après la Guerre Froide et recommencer à très bien marcher. Certes, comme on le développera plus bas, ça n'a pas duré assez longtemps et bien des choses auraient pu être faites encore avec lui mais il faut dire les choses : sans l'ère Pierce Brosnan, l'ère Daniel Craig si révérée aujourd'hui n'aurait tout simplement jamais existé. Pierce Brosnan était-il le meilleur James Bond ? Probablement que non. Mais il a été une étape essentielle dans le parcours de l'agent au cinéma et il incarnait une sorte de synthèse des quatre différentes visions du personnage qui ont existé avant lui (Sean Connery, George Lazenby, Roger Moore et Timothy Dalton). Son Bond peut être à la fois humain, froid, sérieux, dangereux, idéal masculin fantasmé et drôle. On peut trouver que c'est son défaut, on peut tout aussi bien se dire qu'au contraire c'est là sa grande qualité. En tous cas, c'est sans doute pour cela qu'il reste mon acteur préféré dans le rôle. Du reste, ses films incarnent aussi une époque et un certain esprit de la saga qui disparaîtra quelque peu ensuite, celui d'un Bond qui pouvait se permettre d'être encore relativement léger et d'assurer le divertissement, avant que tout ne se noircisse en drame introspectif en cinq actes avec l'ère Craig.
Le reportage ci-dessous date un peu mais c'est quand même assez synthétique sur la carrière de Brosnan jusque vers 2010 (avec d'ailleurs quelques erreurs comme une archive qui ne colle pas au film évoqué et Sophie Marceau qui est indiqué sous un autre nom).
- GoldenEye (Martin Campbell, 1995)
- Demain ne meurt jamais (Roger Spottiswood, 1997)
- Le monde ne suffit pas (Michael Apted, 1999)
- Meurs un autre jour (Lee Tamahori, 2002)

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